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Moustache Football Club, réflexion et analyse sur l'actualité du football.

Violence des échanges en milieu tempéré

Violence des échanges en milieu tempéré

Nous  vous partageons aujourd'hui une analyse de Tony Montagnard, qui en arpentant les réseaux sociaux s'est rendu compte que si la ségrégation sociale est spatiale au sein d'un stade, elle se fait sur les réseaux sociaux par l'intermédiaire de la maîtrise de la langue française.

Un billet de Tony Montagnard, retrouvez-le sur twitter ici : @TonyM__


Autant le dire tout de suite, l'opinion footballistique, au même titre que l'opinion publique, n'existe pas: c’est un artefact. Nous irons même plus loin en ajoutant que cette « opinion » est confisquée par les pseudos « experts journalistiques ». Disons, brièvement, que dans le milieu médiatique qui gravite autour du football, les opinions ne se valent pas : l’épicentre du discours footballistique n’a pas la même intensité selon le chemin qu'il a parcouru pour parvenir à la surface.

D’abord, il est confisqué aux principaux protagonistes, d'avance délégitimés. On peut citer le cas de Ribery, régulièrement moqué parce qu'il manie mal la langue (lien), ou encore illustrer notre propos par ce tweet de Valbuena.

 

 

 

 


Rions donc du médecin en activité qui parle de médecine et respectons l’avis du « consultant »… Le discours footballistique est également confisqué au peuple, véritable base de ce sport historiquement populaire. Comme si, aujourd'hui, parler de football était réservé a des communicants qui sont parvenus à faire vivre le spectacle en dehors du stade et de ses passions communes.

Ces mêmes communicants qui maîtrisent à la fois la langue de Molière et les codes médiatiques, se retrouvant de fait en position dominante, permettant de truster royalement l’accès à la parole. Nous analyserons ici non pas le fond de l’opinion (puisqu’elle n’existe pas) mais bien la forme par laquelle un discours est valorisé, quand un autre est ignoré voire moqué.

Pour cela nous nous appuierons sur le concept de « violence symbolique » forgé par le sociologue français, Pierre Bourdieu. Il ne s’agit pas d’une violence qu’exerce manifestement un agent sur un autre, mais d’une violence qui s’exprime sous la forme d’une domination structurale ; autrement dit la domination d’une position en fonction d’une autre. Pour monopoliser la parole, les experts usent de cette violence.

En victimes célèbres on peut citer les « gros comptes twitter » (Personnage influent s’il en est de l’analyse footballistique sur ce réseau social) lors de l’émission radio à laquelle ils étaient conviés sur RMC. Si en apparence on leur ouvrait enfin une fenêtre d’expression, en réalité ils se sont vite trouvés limités et envoyés dans les cordes faute de maîtriser les codes radiophoniques. Ne pouvant notamment empêcher Riolo de faire un monologue de plus d’une minute trente et se retrouvant démunis face aux attaques de celui-ci.

 

L’accession à la parole est donc le graal et la violence symbolique, l’instrument permettant de limiter cette accession, instaurant un rapport de domination. L’avènement des réseaux sociaux permettant de disposer d’un média accessible au plus grand nombre, le plus grand nombre devrait logiquement accéder à la parole. La réalité est tout autre : les cartes sont simplement redistribuées.

Illustration de cette violence avec le Racing Club de Lens

Oui, « violence » et « Racing club de Lens » sont deux termes antinomiques. Oui, le gentil Racing n’a pas l’habitude de défrayer la chronique, de s’afficher en une des journaux pour des faits de hooliganisme ou autres débordements caractérisés ! Et pourtant, force est de constater que dans notre beau « Félix Bollaert Delelis » la violence est omniprésente, elle sommeille dans chaque recoin et ne demande qu’un espace, qu'une une faille pour se répandre.

Le Racing fédère, bien au-delà de ses frontières symbolique du Pas-de-Calais (je suis bien placé pour le savoir, un petit coucou de la montagne). Il représente donc une communauté (la fameuse #TeamLens sur twitter par exemple). Or comme dans toute communauté, des tensions, des joies, des liens permettent de structurer les membres. Au-delà, des rapports de domination s’installent et le prisme des réseaux sociaux peut servir de lorgnette pour contempler tout ça.

Dans le cas précis du supporterisme sur les réseaux sociaux, le rapport de domination s’effectue entre les agents possédant « les codes scolaires » (capital culturel) permettant de s’exprimer convenablement sur les différents réseaux sociaux. S’opposant à ceux, dominés, qui sont dépourvus de ces codes et qui ont du mal à transcrire virtuellement leur passion. Or si dans le stade les chants sont les mêmes pour tous et que l’on peut sauter dans les bras de son voisin pourtant inconnu 90 minutes plus tôt, face à l'ordinateur les masques tombent, les différences s’accentuent et les coups pleuvent.

Du moins c’est ce que j’ai pu constater, modestement et de manière parcellaire. Un système à deux vitesses se met en place. D’une part sur Facebook, la grande majorité des supporters dont une bonne partie pas très « à l’aise » avec les « codes scolaires » et une minorité, toujours prête à les reprendre de volée.


Et d’autre part sur Twitter, une très petite minorité, à l’aise avec lesdits codes conversant en « bonne société » qui n'hésite pas, là aussi, à gentiment railler nos amis supporters s’exprimant sur Facebook. Étonnamment le Twitter « lensois » semble d’ailleurs encore réservé à une « élite des supporters », un entre soi plutôt cosy (preuve en est la très bonne et intéressante rubrique « le match vu de Twitter » sélectionnant des tweets, tous de bonnes factures).

Dans un contexte social difficile, L’ex bassin minier qui rayonne autour de la ville de Lens est le bassin d’emploi le plus pauvre de France. Les statistiques sociales, sanitaires et médicales glacent le sang, tout comme celles du décrochage scolaire. Le tissu industriel est en déliquescence et le chômage atteint des records. Et bien que notre cœur vibre à la vue des couleurs sang & or, il est logique qu’une grande majorité de fidèles soit maladroite (pour ne pas dire plus), et le fait de le leur souligner aussi vertement ne peut qu’engendrer frustration et complexe.



Le goût des autres

Cet article ne se veut en aucun cas moralisateur ni sorti du pays de Candy où tout est rose et idyllique. Je ne suis pas sociologue et mon constat ne se base sur aucune étude empirique fiable. Simplement je soulève une interrogation : n’existe-t-il donc pas une certaine dissonance entre l’apparence du peuple lensois uni, comme lors de l’ouverture de la ligue 2, et la réalité ? Moi qui me suis copieusement marré en lisant certains posts facebook et qui n’hésite pas non plus à tancer certains joueurs qui m'exaspèrent, je pointe simplement du doigt une situation étrange : Pourquoi dissocier le fond de la forme ?

J’ai l’impression que, si la forme n’est pas au rendez-vous, les propos seront forcément discrédités. A l'inverse, faut-il nécessairement prendre au sérieux un propos sous prétexte qu’il est bien amené ?

En guise de conclusion, disons ceci : pour pouvoir dire « j'aime le foot », il faut pouvoir intellectualiser la chose si l'on ne veut pas passer pour un con. Une manière pour les classes aisées de se justifier de leur goût pour un sport pratiqué par les pauvres et pour les pauvres.

C'est de la « gentrification sportive ».



 

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Luissette
02 Septembre 2013
Hello.

Je partage une partie de ton analyse. La parole est le pouvoir, celui qui la maitrise a le pouvoir. L'exemple de Riolo qui déboîte les twittos sans leur laisser la possibilité d'en placer une, leur prêtant des propos qu'ils n'ont pas ou déformant ceux-ci est parlant, mais il est clairement dans l'air du temps.
Il ne fait que reproduire, en tentant d'intellectualiser l'image du journaliste sportif, donc la sienne, celle de ses confrères de la presse politique, de société ou d'art.

Quand tu écoutes El Kabbach qui parle comme s'il lisait l'Evangile à ses auditeurs, Aphatie, Zemmour ou Barbier, tu es dans la même optique. Qu'importe que les mecs ne maitrisent pas le sujet, sortent des conneries énormissimes,se contredisent d'un jour sur l'autre, ils parlent et par là même imposent leur pouvoir car personne ne leur dit qu'ils ont tort... vu q'ils maitrisent l'antenne. Habile.

En faisant ça, ils décrédibilisent d'emblée le sujet qu'ils sont censés traiter. Ainsi, pour un discours politique de 2h sur un dossier ardu, avec des répercutions importantes sur la vie d'un grand nombre de personnes, la presse retiendra "une petite phrase", qui souvent n'a rien à voir avec le fond, mais permet d'imposer sa vision (le lus souvent, "ou va t'on, nan mais franchement"...)

La presse sportive suit juste avec un peu de retard ce train de la médiocrité parlante. Ainsi les Menes & co s'autoproclament "gars qui ont raison". Pour moi la solution est simple : je ne regarde plus téléfoot, l'EDD et n'ai vu qu'une fois en entier le CFC. Aucun intérêt.


Ensuite, tu parles de la #teamlens et du fait que certains s'arrogent le droit de bâcher telle ou telle personne.
Je sépare ce qui se passe sur FB de twitter. Perso, je draîne, via mon compte horsjeu, un nombre incalculable de "boulets", de caricatures ou de "kévin bo goss 62" sur FB. Pour gérer ça, simple : le moindre mec qui fait de la merde sur mon mur se fait dégommer. Par contre, je ne m'autorise pas à aller donner la leçon à tous les mecs qui font une faute d'aorthographe. Déjà parce que je n'ai pas le temps, surtout parce que si je le veux, je n'ai qu'à cocher "unfriend" et c'est réglé. Après si certains n'ont que ça à foutre, libre à eux. Je remarque juste que les supporters lensois ne font pas pire que les autres. Les analphabètes marseillais, dijonnais ou nantais sont aussi nombreux.

Sur Twitter, le principe est différent. Tu peux prendre la parole ou "analyser, comme un pro" et ainsi, assez facilement, passer pour pertinent sans la contrainte du bien-pensisme qu'on les "vrais analystes". La croissance des "gros comptes" qui sont incontournables sur Twitter tend d'ailleurs à laisser penser que le nombre de personnes qui ne pensent pas comme Riolo sont plus nombreux que ceux de son avis. Mais passons.

Je ne suis pas fan de la #team sur twitter. Déjà parce que je pourrais m'autoproclamer #teamexpertenarmesnucléaires ou #teamenormebite sans que personne ne puisse vérifier. Du coup, t'as vite fait de te retrouver avec n'importe qui. Ensuite parce que par principe, je n'aime pas être d'accord et que les "team" regroupent en général pas mal de mecs qui cherchent juste à participer à un groupe pour gagner des followers.
Si la #teamlens pense que "Démont est un mec qui apporterait son expérience aux jeunes", je pense que c'est un blaireau qui nous a coûté suffisamment cher, si c'est pour dire que "Varane en EDF, c'est un peu grâce à Lens", je pense plutôt qu'avec un peu plus de respect pour leur club formateur et un mec aux manettes avec un peu de couilles, on serait en L1 avec Varane, Aurier, Kondogbia, Taraabt, AssouEkoto, Kolodiezcak, Hazard ou Kakuta...

Pas pour rien si je dois draîner le plus faible total de followers de tous les gars de Horsjeu, mais comme je m'en fous...

Cette inutile parenthèse fermée, je tiens à rappeler quand même que Lens draîne une image déplorable en France. Oui, on est le meilleur public de France, gnagnagna mais on est surtout vu comme une belle brochette de débiles, à moitié consanguin, un accent de merde et des couleurs criardes.
Comme je l'ai dit plus haut, c'est le cas partout ailleurs, mais chez nous, un abruti a décidé de faire un film pour montrer qu'on était sympa et pas d'bol, tout le monde a vu ce film de merde. Résultat, t'as un reportage sur Lens, t'as Louisette, un gars sans dents et un autre avec une bagnole sans permis qui passent devant la caméra en sortant 3 phrases incompréhensibles. Ca permet de démonter que le cliché se vérifie.

Alors, qu'une partie des mecs qui suivent Lens sur Twitter (que je ne trouve pas plus élitiste que FB, juste obligeant à un peu plus de gugeotte si tu ne veux pas te faire clasher) reprennent de volée les gars qui contribuent à nous (= nous les fans de Lens qui savons écrire notre nom) faire passer pour des baltringues, comme Riolo l'a fait avec les twittos, je ne vois pas où est le problème. Surtout qu'il y aura toujours des connards pour reprendre ces mêmes gars quand ils se seront laisser un peu trop pousser les couilles.
Mais laisser passer les choses perpétue la médiocrité générale. Je ne parlerai pas de la magnifique banderolle des BM vs Troyes, mais ça illustre une vérité : soit tu les laisses faire et en passant pour des cons, ils nous font passer pour des cons, soit tu les reprends de volée. Le piège réside dans l'aptitude du mec qui les démontera à ne pas s'imposer comme un "Riolo" en puissance.


Tony Montagnard
03 Septembre 2013
Salut Luissette

Je partage une grande partie de ton point de vue. Effectivement nous nous accordons pour dire qu?au même titre que Aphatie, Zemmour ou Barbier ces « éditocrates » spécialiste du prêt à penser, peut importe le sujet. Il existe dans la sphère médiatique du foot de gentil petit « chien de garde », omniprésent mais qui ne brille pas pour la finesse ou le renouvellement de leurs analyses. Larqué étant le symbole le plus marquant et dire que Canal en le recrutant se félicitait de pouvoir apporter « un ?il plus neuf à la chaîne » (sic). Bien évidemment qu?en défendant « l?alter-foot » on ne peut s?inscrire qu?en contradiction de ce genre de discours.

D?autre part, j?ai pris l?exemple lensois pour illustrer mon propos car c?est la sphère que je côtoie le plus mais bien évidemment qu?un simple coup d??il à n?importe quelles pages de n?importes quelles autres clubs français permet, je pense, d?établir les mêmes schémas. Je n?ai en aucun cas voulu stigmatiser ou tirer à « boulets rouges » !

(Cela pose d?ailleurs la question : est-ce que dans d?autre pays type Espagne, Italie ou même Angleterre les réactions sont similaires ?)*

Je ne te rejoins cependant pas sur deux points : « La croissance des "gros comptes" qui sont incontournables sur Twitter tend d'ailleurs à laisser penser que le nombre de personnes qui ne pensent pas comme Riolo sont plus nombreux que ceux de son avis». Je ne pense malheureusement pas, à mon sens twitter est vraiment un entre-soi, le discours de l?alter-foot n?est pas défendu par une majorité d?amateur de foot. Une majorité sur twitter peut-être mais si on le rapporte aux auditeurs de RMC, c?est dérisoire. Pour synthétiser Riolo aura toujours plus d?impact que #FootballVrai !

Bien que tu ne sois pas fan de la #TeamLens, j?ai juste voulu parler de communauté au sens objectif, que tu sois en accord ou non, tu en fais objectivement partie et alimente d?ailleurs celle-ci avec tes très bonnes académies. Comme un supporter parisien peut sporadiquement en faire partie mais si on analyse sur un temps un peu plus long on dégage véritablement les vrais membres. Je pense d?ailleurs que s?en réclamer et participer suffit à légitimer son appartenance à une « communauté virtuel ».

Voilà tout ça pour dire que je ne comprends pas la férocité de certaines réactions ou l?engouement suscité par des erreurs de formes, la aussi pour synthétiser, un twittos qui publie la photo de la banderole des BM, rencontre bien plus de succès que n?importe quels articles qu?il publie. Même si une telle erreur est difficilement pardonnable pour ce groupe de supporter, je souhaitais simplement rappeler l?origine populaire de ce sport, et vu son évolution, cette origine est bien lointaine.

Quand à la solution à cette situation : « soit tu les laisses faire et en passant pour des cons, ils nous font passer pour des cons, soit tu les reprends de volée». la aussi je suis entièrement d?accord, tout est une question de dosage et je ne sais pas si « l?orthographe bashing » est la panacée.
Luissette
03 Septembre 2013
En fait, on partage la même vision, mais pas la même optique (métaphore destinée à tes lecteurs opticiens, et il y en a).
Je suis aussi consterné que toi de voir que quand je poste une ânerie dans l'air du temps, l'exemple de la banderolle est bien choisi, je suis repris en masse, alors que des choses que je juge comme plus pertinentes ou intéressantes se noient dans le flux des TL et n'est au final repris que par peu de monde.

Là où j'essaie d'oeuvrer, à mon humble niveau, c'est justement en "attirant" l'attention sur une débilité, pour pouvoir amener le débat ailleurs. Vaste tâche, vouée à l'échec, mais bon, qui ne tente rien n'a que le droit de fermer sa gueule.

Pour le reste, oui l'audience de RMC est supérieure à celle de l'#alterfoot mais uniquement parce qu'il est compliqué de chiffrer celle-ci. Parmi les mecs qui écoutent RMC, tu as forcément des gars qui jouent en promo D2 de district, pour qui le foot c'est du Zlatan, du PSG, du Marseille, mais aussi leur match avec les potes et qui, à force, finiront bien par se lasser de cette niaiserie mercantile. Les Beck-cam, les aventures de Zlatan, les reportages sur le beau-frère poissonnier de Falcao...
Le seul réel bénéficiaire de cette évolution, c'est la presse écrite "décalée" (So Foot, Surface, ..). Les mags à papa, type FF, 11 mondial, etc... perdent peu à peu la main face à des lecteurs qui en ont peut être un peu marre d'être pris pour des jambons, et qui, mine de rien, comprennent bien que Menes n'a aucun crédit, que Dugarry peut traiter tous les comportements du monde, il était un joueur de merde ou que Riolo enfonce des portes ouvertes.

Après, il ne faut pas se tromper de combat. Pour moi, Zlatan qui claque 4 buts vs l'Angleterre, dont 3 buts de fou (et cette bicyclette de débile) c'est du football vrai, Beckham qui chiale lors de son dernier match, ça l'est aussi.
Par contre, le voir faire en costard la veille d'un match de LdC en Chine contre des gosses de sponsors, c'est de la merde.

Le gros défi sera de faire comprendre que l'#alterfoot n'est pas une ode à la médiocrité, ou au "bon vieux temps" mais juste à une lecture plus sportive que médiatique du foot.

L'article est un peu daté, mais j'étais passée à côté.
Il m'a pas mal interpellé, parce que j'avais moi-même fait ce constat, en grande partie sur Twitter.
J'ai rapidement été étonnée de voir avec quelle facilité certains se positionnent comme détenteurs de LA vérité, celle qui est censée déranger mais qui n'est qu'une blague, qu'une vaste branlette intellectuelle collective qui rappelle un plateau télé de Canal +.
Et, ce qui me fait sourire, c'est que ce sont souvent ceux-là qui se présentent comme partisans du "football vrai", cette vision "c'était mieux avant", "le ballon aux prolos" ou "les champs de patates le dimanche aprem' c'est la vraie vie" du monde footballistique.
Alors, oui, vive le football de la Coupe de France, mais entre gens civilisés. Vive le supportérisme des tribunes, mais sans oublier de tweeter chaque action, et d'instagramer chaque fait de jeu.
C'est la boboïsation du football. Hélas.